La question de l’existence

8122007

Si la  question de notre existence se pose et parfois nous assaille avec plus d’intensité, elle peut alors masquer tout notre horizon et devenir notre principale préoccupation. 

Ce qui est une réalité certaine et qui permet de s’intéresser à la problématique de l’existence, de la conscience, des émotions, des sentiments, des comportements et des attitudes, du fonctionnement du psychisme…pour répondre à une question…comment vivre et maîtriser la « souffrance », comme effet d’une désorganisation interne ou d’un désodre de soi.  Evocation que l’on peut nommer de bien d’autres façons et que j’aimerais appeler dysharmonie. En effet, elle semble reposer sur un déséquilibre originel constitutif de l’être humain. Ce déséquilibre qui pourrait s’inscrire dans la dualité de l’ordre et du désordre et la recherche d’une organisation. Peut être de la même façon que le réalise la matière, que se développe la vie sur terre, que naissent et se développent les sociétés humaines

Certains pourraient prétendre qu’elle reste secondaire par rapport à l’existence de la planète terre. C’est à dire de sa survie, de sa préservation et de la continuité des générations futures. D’autre part, l’immensité de l’univers ne rend-t-elle pas insignifiant l’intérêt porté à la question existentielle.  Ce serait alors sans doute nier que chacun donne à sa propre vie une importance essentielle par un autocentrisme au départ incontournable. D’autres pourraient affirmer non sans arguments que le fait religieux donne déjà toutes les réponses, celle de la création, de la vie sur terre, du sens de l’existence…mais il demande la foi et l’adhésion à des croyances. Il présente l’avantage de diminuer l’angoisse existentielle fondamentale et de combler le manque primordial qui sinon alimentent nos peurs, nos incertitudes et nous poussent à la quête du bonheur, par essence probablement inaccessible.

Sur la base de ces explications qui n’en sont peut être pas vraiment et  plus par « perversité » et une forme de septicisme incontournable,  l’angle d’approche retenu pour aborder la question de l’existence sera donc plus concret et pratique. Il s’attache à l’inévitable Dysharmonie qui imprégne notre existence contrainte. 

Existence éprouvée  d’exigences, de devoirs, de responsabilités, de valeurs contradictoires, de conditionnements… mais aussi sous les influences de notre milieu culturel, sociologique, économique…de l’ontogenèse… 

C’est donc aussi avec la compréhension d’une certaine humilité.

 L’être (l’homme, la femme, le citoyen, le professionnel, l’ami, le conjoint…) se débattent dans un univers de significations qui le soumet à de nombreuses pressions et qui contribuent à former sa personnalité. Il s’agit par exemple : d’ injonctions stéréotypées (comme Donner une sens à sa vie), de principes en apparence humanistes (servir à quelque chose), d’exigences sociale (comme réussir dans la vie ), d’attentes et de représentations (le grand amour, le prince charmant, s’en sortir par soi-même… Ce cadre « idéologique » qui ne trouve sa légitimité que parce qu’il est partagé par le plus grand nombre, s’impose à chacun, acteur de sa propre expérience, mais surtout responsable de son destin. La diversité des rôles à tenir, ce phénomènes de psychologisation…sont des sources infinies de dysharmonie.




De la Révolte

14052008

MAI 68 

    

Pour la première fois la jeunesse se manifeste dans son ensemble et s’affirme politiquement. Après le mouvement féministe, c’est la jeunesse comme acteur politique qui est un fait marquant de cette révolté de MAI 68.   

C’est une réaction forte sociologiquement à l’autoritarisme qui s’exprimait dans la société, au niveau des mœurs, dans les institutions de références et dans l’entreprise. C’est une révolte contre la bourgeoisie au sens de classe installée dans la société. Contre le cloisonnement et le conformisme de l’université ? Contre le conformisme ambiant…c’est affirmer avec force « nous voulons vivre autrement et faire d’une autre manière et se réapproprier notre destin » 

C’est aussi une exigence d’un autre partage des richesses, d’un autre contrat social plus équilibré…   

Il est important alors de prendre en compte quelques données sur ceux qui étaient les acteurs de la contestation de Mai 68. D’abord, c’est la convergence de deux groupes sociologiques avec des comportements, des objectifs différents : les étudiants et les ouvriers. Seule peut être la question de l’autorité (remise en cause), de la responsabilité et de la participation (comme aspirations fortes) étaient portées comme des valeurs communes. 

D’autre part, le mouvement étudiants étaient composé de deux générations séparées par quelques années. La génération des (25-28 an)s était marquée par la guerre d’Algérie et influencée par les différentes formes d’expressions du Marxisme Léninisme et le contact avec part communiste. Ils étaient le plus souvent à la tête de la contestation et la théorisait. La génération des baby boomers plus jeunes (18-20 ans) constituait une troupe moins imprégnée d’idéologie et plus sensible aux valeurs libertaires. En effet la population lycéennes avaient fortement augmentée depuis la fin des années cinquante et comportait beaucoup plus des jeunes issus des classes moyennes.   

 Probablement, au moins deux revendications fortes se sont exprimées : vivre autrement sur la base de nouvelles valeurs et obtenir un meilleure niveau de vie (utopie et salaires plus élevées).
Etaient elles vraiment antagonistes ? Se sont elles annihilées pour réduire l’impact du mouvement dans ses effets et sa portée à long terme ? 
  

De grands penseurs E. Morin, A.Gorz, Castoriadis…ont analysés cette révolte radicale et montrent qu’il en est rien…Dans le contexte ambiant il est bon de rappeler que ce mouvement social et spirituel était un événement majeur et qu’il serait bon de le revisiter pour mieux comprendre le conformisme ambiant actuel, les nouvelles formes d’aliénation et d’autoritarisme !   

    

    

  La vraie question pour aborder Mai 68 n’est elle pas de se demander si  Mai 68 est derrière nous ou devant nous. Toutes les questions posées par ce mouvement sont elles dépassées ou résolues ou restent elles d’actualités et ces aspirations encore à réaliser ? 

    

   Cf : Edgard Morin, Castoriadis, Lefort, Cf : Gorz 




De la résistance

14052008

DE LA RESISTANCE 

  Une illustration de la résistance. Résistance aux modes de pensée du passé…résistance à l’instauration d’un nouvel ordre totalitaire 

  Il faut le dire De Gaule était bien était bien de Gaule : imprégné de la France, de son rôle dans le monde, passionné de son histoire. 

  Adapté à la société de son temps, à ses valeurs, sa morale, il était malgré tout un résistant

  Dans les premières lignes de ses Mémoires de guerre, Charles évoque sa mère en ces termes : « Ma mère portait à la patrie une passion intransigeante, à l’égal de sa piété religieuse ». Le foyer familial, catholique est très cultivé ». 

Le cadre est posé. Il permet de mieux appréhender le personnage. La permanence d’un certain ordre, l’influence de la religion, la culture, une certaine intransigeance, la haute idée de la France qu’il donnait l’impression d’incarner.   

Adapté, car il ne cherchait pas à remettre en cause l’ordre moral de son temps. Résistant, car il ne se satisfaisait pas de la pensée unique, ni de la domination. 

  Dans certaines dimensions de la pensée  il a remis en cause les représentations et les stéréotypes de l’époque. Dans les champs politique, socioéconomique, idéologique, et dans ceux de la stratégie, de l’avenir du pays, il avait une vision personnelle mais éclairée et novatrice. Sa pensée était capable de remettre en cause certaines idées toutes faîtes, des stéréotypes porteurs d’immobilisme de la première partie du 20°siècle et qui faisait de la France une société bloquée, sous l’emprise entre autres des traumatismes du passé et des réactions profondes qu’ils avaient engendrés. 

  Par contre ce profil était certes peu adapté à la compréhension de l’évolution des aspirations d’ordre plus moral et spirituel de la fin de ce même siècle. 

S’il n’a pu comprendre et gérer la révolte de MAI 68 ni en voir les indices précurseurs, il est injuste de croire qu’il incarnait l’immobilité, les pesanteurs au début de la deuxième partie de ce siècle. Malgré l’âge (qui rend conformiste et qui amène au désir de tranquillité), sa pensée était, dans certains domaines, innovante et porteuse d’avenir. En effet, elle se révèle dans sa gestion de la fin du colonialisme, sa conception des institutions et du pouvoir. Elle était presque trop moderne dans  sa vision  de l’évolution de l’organisation sociale. Ses initiatives concernant « la participation » dans l’entreprise, « la régionalisation », par exemple, montrait sa capacité à comprendre les évolutions nécessaires à cette époque dans ce domaine. Par contre s’il n’a pas incarné l’ordre morale, il ne l’a pas remise en cause. Il était attaché à ces valeurs dont il s’accommodait, et qu’ il a peut être assimilée à l’idée de dignité humaine et de respect de soi. 

  Par contre tous les hommes de pouvoirs de l’époque par leur place sociale supportaient plus facilement une morale pour eux de façade, qu’ils ne respectaient pas forcément, en faisant donc preuve d’une attitude plus hypocrite.  Beaucoup se sont opposés à toutes ces mesures qui auraient pourtant amenées plus de  démocratie et répondu à certaines aspirations sociales. Ceci dans la mesure elles remettaient en cause leur pouvoir politique, semblaient menacées leurs statuts. Ce qui a contribué à une évolution insuffisante de la société française confrontée aux bouleversements mondiaux. 

   Certes d’aucun diront que la résistance au changement peut être une forme d’expression du conservatisme. Je répondrai : attention aux jeux de mots futiles ! La résistance au changement peut être une motivation au statu quo et donc appartiendrait alors au paradigme de l’ordre. Mais la résistance au changement peut devenir de la résistance positive dans notre perspective quand elle s’oppose à l’établissement hégémonique d’une idéologie dominante nouvelle, souhaitant instaurer un ordre nouveau

C’est la tentative de démonstration ci dessus.




Citations

3022008

C’est pour expulser la vérité au sujet de la violence qu’on se confie à la violence. » R.Girard              




HYPERACTIVITE

3022008

 Comme tous les matin tu t’es enfin levé

Ton estomac serré tu as peu déjeuné                                                           

Mal réveillé tu es parti travaillé

Comme d’habitude la journée a démarré                                              

Malgré l’adversité, dopé au café                      

                                                  

                                                 L’hyperactivité s’est déclenché                                                 

                                                 Ton visage s’est bientôt refermé

                                                Tu es toujours plus préoccupé

                                                Même si tu force ta motivation

                                                Renforce ta détermination

                                                L’énergie n’est pas illimitée

    

Comme chaque jour tu t’es bravement activé

Ton cerveau forcé s’est mis à fonctionner

D’une tâche à l’autre tu t’es dispersé

Comme d’habitude la journée s’est déroulée

Malgré l’adversité, le repas bâclée

L’hyperactivité t’a emporté

    

      Tu as les traits beaucoup trop tirés

Tu es toujours plus préoccupé

                                                       Même si tu as bien joué le jeu

               Tu n’es pourtant pas vraiment au mieux

                                                     Pourquoi toujours être si pressé 

    

Comme tous les soirs tu es rentré fatigué

Ton dos noué a fini par s’alarmer

Sans aucune envie tu t’es laissé aller

Comme d’habitude la soirée s’est envolée

Malgré un bref repos, pourtant bien gagné

L’hyperactivité t’a abusé

       

                                                        Tu n’es même plus capable de rêver

  Tu es toujours plus préoccupé

Même si tu t’es un peu égaré

   Tout espoir ne s’est pas envolé

                                                   Tu peux reprendre plus de liberté

                                                                                               Michel Romanth




DYSHARMONIE

3022008

       

Je n’aurais jamais cru qu’il était si facile

Je n’aurais jamais cru être aussi habile

Pour me créer des ennuis

Des ennuis qui perturbent ma vie

 

 J’avais rêvé, rêvé la vie 

Maintenant je suis en Dysharmonie 

J’avais rêvé, rêvé la vie 

Maintenant je suis en Dysharmonie

  

Dans la vie, il y a des moments pas possibles

Beaucoup trop de monde par trop indisponible

Se préservant des ennuis

Ces ennuis qui troublent leur vie

  

Etre conquérant ou bien rester immobile

Donner un sens à sa vie est-il le but ultime

Pour contrer tous les ennuis

Ces ennuis qui aspirent nos vies

  

J’avais rêvé, rêvé la vie 

 Maintenant je suis en Dysharmonie 

J’avais rêvé, rêvé la vie 

Maintenant je suis en Dysharmonie   

Si une lueur en péril d’espoir s’illumine

C’est alors ma mémoire qui s’avère trop fragile

Pour éviter les mêmes ennuis

Ces ennuis qui me gardent en vie

    

Si la conscience reste si souvent inutile

L’effort de réflexion trop souvent futile

Permet d’oublier plus longtemps

La peur d’un vrai vide plus grand

  J’avais rêvé, rêvé la vie 

Maintenant je suis en Dysharmonie 

J’avais rêvé, rêvé la vie 

Maintenant je suis en Dysharmonie

                                                                                                                Michel Romanth 




D’autres questions sont elles plus importantes ?

1022008

Certains pourraient prétendre que la question de l’existence reste secondaire par rapport à l’existence de la planète terre.

C’est à dire de sa survie, de sa préservation et de la continuité des générations futures. D’autre part, l’immensité de l’univers ne rend-t-elle pas insignifiant l’intérêt porté à la question existentielle.  Ce serait alors sans doute nier que chacun donne à sa propre vie une importance essentielle par un autocentrisme au départ incontournable. D’autres pourraient affirmer non sans arguments que le fait religieux donne déjà toutes les réponses, celle de la création, de la vie sur terre, du sens de l’existence…mais il demande la foi et l’adhésion à des croyances. Il présente l’avantage de diminuer l’angoisse existentielle fondamentale et de combler le manque primordial qui sinon alimentent nos peurs, nos incertitudes et nous poussent à la quête du bonheur, par essence probablement inaccessible.

Sur la base de ces explications qui n’en sont peut être pas vraiment et  plus par « perversité » et une forme de septicisme incontournable,  l’angle d’approche retenu pour aborder la question de l’existence sera donc plus concret et pratique. Il s’attache à l’inévitable Dysharmonie qui imprégne notre existence contrainte. 

Existence éprouvée  d’exigences, de devoirs, de responsabilités, de valeurs contradictoires, de conditionnements… mais aussi sous les influences de notre milieu culturel, sociologique, économique…de l’ontogenèse… 

C’est donc aussi avec la compréhension d’une certaine humilité.

 L’être (l’homme, la femme, le citoyen, le professionnel, l’ami, le conjoint…) se débattent dans un univers de significations qui le soumet à de nombreuses pressions et qui contribuent à former sa personnalité. Il s’agit par exemple : d’ injonctions stéréotypées (comme Donner une sens à sa vie), de principes en apparence humanistes (servir à quelque chose), d’exigences sociale (comme réussir dans la vie ), d’attentes et de représentations (le grand amour, le prince charmant, s’en sortir par soi-même… Ce cadre « idéologique » qui ne trouve sa légitimité que parce qu’il est partagé par le plus grand nombre, s’impose à chacun, acteur de sa propre expérience, mais surtout responsable de son destin. La diversité des rôles à tenir, ce phénomènes de psychologisation…sont des sources infinies de dysharmonie.







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